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Dossier - Présentation de Détails.ch - Partie 2

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Dossier - Présentation de Détails.ch - Partie 2Dans la seconde partie de cette présentation de détails.ch, nous allons découvrir le coeur de l'agence. Comment la rencontre entre les fondateurs s'est faite et comment ils sont devenu l'agence de référence qu'ils sont aujourd'hui.

L’agence de détails.ch c’est à l’origine deux personnes, Guillaume Houlier et Kazunori Ozawa, dit “Kazu”. Tous deux travaillaient dans de grosses agences web à l'époque et se connaissent déjà une peu.  Kazu est alors Directeur artistique et Guillaume Directeur informatique.
Lorsqu’ils décident d’ouvrir leur agence en 2003-2004, c’est le marasme et toutes les agences dégraissent.
Le positionnement de l’époque, plus orienté “Print” dans ce qui fût alors l'agence "intertitres" s’est rapidement orienté vers le web malgré tout, à l’initiative notamment de Guillaume.
Ils débutent sur de petits mandats web et cela leur plait.  Leur positionnement c’est la qualité d’exécution et du coup, ils trouvent le nom de “détails.ch” assez rapidement.  Cela s’impose alors comme une évidence.
Aujourd’hui ils font 15% à 20% de print pour 80% de web maintenant.

3 pôles d’activités

  • PRINT : magazine orchestrio, logos, plaquettes pour société, « Identité », pub, etc.
  • BUZZ : activité récente, développée de Michel Delarzes, qui commence à décoller.  Première campagne de belle référence de buzz d’Air France KLM sortie en septembre et projet avec le SAWI de créer un cours “buzz academy”.
  • WEB : ça va des CD-ROMS pour former un réseau de détaillants (on fait ça chez Gucci notamment), des goodies (screensaver, montre qui va à l‘heure en temps réel etc.) aux sites web ou e-commerce.

Quels sont vos types de mandat web ?

On est de plus en plus sur le domaine du luxe. Le segment du luxe a grandi chez nous même si c’était pas une volonté au départ, on est à l’aise là-dedans maintenant parce qu’on en a fait beaucoup. Mais on ne cherche pas forcément ça.
On fait aussi pas mal de sites de e-commerce, donc on commence à voir les difficultés que posent ce genre de sites, c’est-à-dire tout ce qui est lié au commerce, à la logistique, à la comptabilité (réseau de distribution quand il y en a un), le stockage. Comment faire cohabiter le réseau traditionnel par exemple avec le site web ? Comment gérer le service après vente ?... Finalement les problèmes rencontrés à la mise en place d’un site sont souvent des problèmes liés à l’organisation de l’entreprise plus qu’à des problèmes techniques liés au web.
La réflexion au sein de l’entreprise n’a pas été forcément été entamée.  Les points de vente à succès qui envisagent de se mettre sur internet ne sont souvent pas préparés.  Leur affaire marche et ils ne se sont jamais vraiment mis en question.  Avec l’arrivée du site web, cela remet tout en jeu !

Les clients que vous approchez comprennent-ils bien ce qu’est le web dans l’ensemble ?

Y a encore du boulot c’est certain, mais parce que le web continue d’avancer tout le temps.  Le web que je faisais y a 10 ans n’a rien à voir avec celui d’aujourd’hui. Pas facile d’être spécialiste aujourd’hui car il y a de plus en plus de choses à savoir.  C’est devenu immense et le métier s’est vraiment complexifié.
Pour certains mandats, si le projet est très ambitieux on est d’ailleurs obligé de s’appuyer sur des spécialistes, d’autres agences.
Pour Bédat & Co par exemple, on s’est renseigné sur les différents sites d’horlogerie pour voir ce qu’il fallait faire ou pas, ce qu’on pouvait faire mieux (analyse concurrentielle etc). On a perçu l’importance du côté startégique et donc on a mis IC Agency dans la boucle. Ils se sont occupés de la réflexion de stratégie pour la partie e-commerce. Pour ça on s’est réunis tous toute une journée avec toute l’équipe de Bédat.  Ce fût une expérience très convaincante.

Bien souvent les projets qui marchent pas ou sont pas satisfaisants sont dû à un manque de réflexion, qu’est-ce que je veux faire sur internet, quel est le sens de ma présence etc. vous ne trouvez pas ?

C’est toujours super difficile de faire un projet qui doit répondre à des besoins qui n’ont pas été exprimés.

On ne vous attend peut-être pas dans le rôle du gestionnaire du projet ?

Ça dépend.  Il peut y avoir un chef de projet en interne dans un appel d’offre. Mais y a quand même des schémas qu’on arrive à identifier : si on fait comme ça on va arriver à ce type de problème etc. et ça c’est aussi à nous de l’apporter au client.  Il faut soutenir le client dans sa démarche.

Quelles sont vos forces ?

Nous avons une très bonne compréhension des projets car nous avons plein de profils différents : des généralistes, des spécialistes, des ex indépendants, mais aussi des personnes qui ont travaillé en grande agence ou chez les clients.  Du coup, nous avons une vision des projet souvent très pertinente.
Surtout, notre force c’est le design.  Comme on a expliqué, nous mettons au concours chaque site en interne, ce qui nous permet de faire vraiment des propositions très créatives.

Quelle est la taille de votre agence ?

On est 15, ce qui est une bonne taille car on est assez grand mais pas trop au point d’être une usine. On est capable de réagir et de s’adapter grâce à ça : c’est une force aussi.
Je ne pensais pas que ça irai aussi vite. Mais il n’y a aucune stratégie ni ambition d’atteindre, un effectif, une taille critique particulière. On a aussi notre bureau de Vevey et l’ambition de le développer donc d’avoir effectif plus important à terme.

Il y a des étapes difficiles dans la gestion de la croissance ?

Oui, il y a des étapes difficiles mais comme on a fait une croissance régulière et assez lente, finalement, on a pu la gérer assez facilement.
Ce qui est amusant d’ailleurs c’est qu’on grandit plus de la même manière.  Au début, quand on était petit on recrutait des personnes polyvalentes mais maintenant, on recherche vraiment des spécialistes, par exemple pour le flash.

Comment vous formez-vous pour assurer une veille permanente ?

Pas évident. J’ai vu avec mon expérience arriver avec plein de technos. On envoie des gens en formation, par exemple on est allé suivre une université d’été typo 3 à Annecy et c’était concluant. On observe les tendances et les besoins de nos clients et on agit en fonction.

Si on regarde les dernières technologies qui sont sorties : silverlight, flex, iphone ... vous allez dans ce genre de direction ou vous êtes en mode d’observation ?

On va sur l’iPhone parce qu’on aime ça, on est adepte et on trouve ça fun. On est aussi convaincu que le terminal mobile est un outil qui va se développer de plus en plus. On est pas du tout sectaire; en interne on est sur un système windows et aussi apple.
On a l’avantage d’avoir ce qu’on appelle même déjà des “seniors” qui ont 30-35 ans (clin d'oeil car à l'échelle du web c'est presque des routards :D), c’est pas des gens qui ont 20 ans, qui sortent de l’école et qui pensent avoir tout compris. Ces seniors ont pris le rythme de s’habituer en permanence aux changements.
On a tous notre rôle à jouer pour la veille. On lit beaucoup de choses, des blogs, et on passe du temps pour ça et on expérimente plein de choses.
A un moment donné y a une demande du marché de technologies. Des fois on propose autre chose que ce qu’un client veut mais au final c’est le client qui choisit.

Vous avez apprécié cette agence ? Allez la découvrir en ligne : http://www.details.ch/

Un grand merci à Guillaume et Nicolas pour cette interview et bonne continuation à cette belle agence!

 

sandrine szabo Par sandrine szabo, le 02/01/2009
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